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9/18/2026

Combien de tubes de mycélium de morille faut-il par hectare pour réussir l’inoculation ?

Pour une culture commerciale de morilles (Morchella) avec la méthode du sac nutritionnel externe, la référence pratique est d’un tube de mycélium pour 667 m², c’est-à-dire un mu chinois. À l’hectare, cela correspond à environ 15 tubes, puisque 1 hectare équivaut à 15 mu. Ce calcul donne une base fiable, mais la réussite dépend aussi du stade du sol, de la fraîcheur du mycélium et du positionnement des sacs nutritionnels.

Cette densité vient de la pratique de terrain du Sichuan Morel Research Institute, basé dans la province chinoise du Sichuan, berceau de la culture artificielle commerciale de la morille. L’institut a mis au point la méthode du sac nutritionnel externe en 2000 et exploite des bases de démonstration à Anxian et Luojiang, avec plus de 50 hectares de champs de démonstration en extérieur. Ces repères servent à calibrer les projets d’inoculation, du petit essai à la ferme commerciale.

Le tube de mycélium n’est pas un simple engrais : c’est un inoculum vivant qui doit coloniser le substrat puis entrer en contact avec le sac nutritionnel externe. Une densité trop faible ralentit la colonisation et laisse la place aux contaminants, tandis qu’une densité excessive augmente le coût et peut créer une concurrence inutile entre les filaments mycéliens. La dose d’un tube pour 667 m² est donc un compromis agronomique et économique.

Pour planifier vos commandes, divisez simplement la surface par 667. Par exemple : 1 mu (667 m²) demande 1 tube ; 2 mu (1 334 m²) demandent 2 tubes ; un projet de 5 hectares, soit 75 mu, demandera environ 75 tubes. Il est prudent de prévoir une petite marge de sécurité, surtout si le transport ou le stockage à froid est long.

• Préparez le lit de culture plusieurs semaines avant : sol meuble, pH adapté, matière organique bien décomposée et humidité uniforme.

• Inoculez au bon moment, lorsque la température du sol est stable, en répartissant le mycélium de façon homogène sur la zone de plantation.

• Installez les sacs nutritionnels externes au stade où le mycélium commence à s’établir, afin de fournir le complément nutritif sans perturber la colonisation.

• Maintenez ensuite une hygrométrie élevée et un ombrage adapté pour éviter le stress du sol.

Pour stabiliser le microclimat après inoculation, les équipements de terrain peuvent faire la différence. Les filets d’ombrage en PEHD avec 3 % d’anti-UV (75, 85 ou 90 % d’ombrage) protègent le sol des coups de chaleur, et une brumisation ultrasonique de 3 à 10 µm (12 à 30 L/h) maintient l’humidité sans détremper le substrat. Ces outils sont particulièrement utiles pendant la phase de colonisation et de sortie des primordiums.

Avant de lancer une grande surface, un petit test avec des tubes de mycélium frais et bien conservés reste la meilleure assurance. Si vous débutez, le Sichuan Morel Research Institute propose une masterclass en ligne en anglais et un accompagnement de conception de ferme clé en main. Vous pouvez consulter les programmes et les spécifications sur www.cn-localfoods.com.

En résumé, partez sur 15 tubes de mycélium par hectare, ajustez selon l’état du sol et le climat local, et surveillez la colonisation avant d’ajouter les sacs nutritionnels. La régularité de l’inoculation et la maîtrise du microclimat sont souvent plus déterminantes que la quantité exacte de mycélium.